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Etre esclave : dynamiques sociales, identité, acculturation (Méditerranée et premier Atlantique, XIVe - XVIIe siècles)

by Christoph Cluse last modified 2010-12-26 23:05

Colloque international à Barcelone

What Symposium
When 2011-04-06 09:00 to
2011-04-08 18:00
Where Barcelone, Arxiu de la Corona d’Aragó – Palau del Lloctinent
Contact Name Fabienne A. Guillén; Roser Salicrú i Lluch
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Du domaine de l’histoire socio-économique, de nombreux travaux ont fait émerger l’esclavage comme phénomène historique étendu et récurrent des sociétés méditerranéennes et atlantiques aux époques médiévale et moderne, cherchant à établir, surtout, une exploitation quantitative des données et des analyses, en vue de cerner le volume démographique et les caractéristiques économiques.

Bien que dans les études on relève souvent des allusions à la marginalité des esclaves, aux transformations identitaires, à son abandon ou à sa résistance à l’acculturation, les analyses demeurent souvent encore en deçà d’une histoire sociale et culturelle de l’esclavage, qui poserait la question de la position sociale de l’esclave, de son intégration au corps social dans ses diverses cellules, de sa familiarité ou de son extranéité.

Ces emprunts ne sont pas seulement sémantiques ; ils sont tout autant notionnels ou conceptuels.

En effet, lorsque nous avançons le terme d’« acculturation » ou de « transculturation » pour parler des transformations des modes de vie et de pensée des esclaves, nous adaptons à une relation individu / groupe social, un concept hérité de l’anthropologie culturelle. Cette vision nous ramène à la représentation d’un esclave membre d’une collectivité déterminée par une culture d’abord source et, après des changements identitaires, une culture-cible, dont nous pourrions être bien en peine de tracer les contours. En admettant que chaque esclave puisse être parfaitement identifié avec l’ensemble culturel auquel on l’assigne et qu’il occupe des positions sociales souvent définies comme marginales et/ou subalternes), l’on peut, même, penser et justifier des constructions « identitaires » chez les esclaves. Enfin, peut-on en appeler au concept d’ « agency » pour reconsidérer les relations sociales, et notamment le rapport maître – esclave ?

C’est la volonté d’approcher le cœur de l’analyse des relations sociales qui motive ce colloque international. Il se propose de renouveler la lecture des sources traditionnelles autant que d’aborder des sources nouvelles, en les interrogeant depuis une réflexion consciente autour des outils que les sciences sociales peuvent mettre à disposition de l’historien, afin de mettre en lumière les propriétés sociales singulières de l’esclavage dans les sociétés méditerranéennes et du premier Atlantique.


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